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1er volet du 20 janvier au 6 février 2016
2ème volet du 12 au 27 février 2016

Commissariat: Rémanence, Géraldine Bareille, Guido Romero Pierini

Eric Bourguignon, Edwige Fouvry, Samuel Yal, Jérôme Delépine, Jean-Pierre Ruel, Paul de Pignol, François Réau, Eric Antoine, Gérard Bignolais, Eugène Leroy, Eugène Carrière et Jean Rustin

Il s’agit d’interroger avec l’exposition « Être(s) au monde » un mouvement double. En premier lieu, un mouvement intérieur, qui se focalise sur une réalité intime, propre à chaque être, à chaque individu. Quelle est la consistance spécifique de l’homme, non tant au niveau biologique, mais à l’échelle de sa pensée, de sa sensation, de son être? Qu’est-ce que l’être, finalement, et comment le traduire d’un point de vue plastique? En second lieu, un mouvement extérieur, ou d’ouverture, qui s’arrête sur le rapport que tout un chacun tisse avec le « monde »; un monde complexe, multiple et changeant, un monde sculpté par le temps qui passe et nous renvoie à notre finitude certaine. En cela, quelle place notre « être » occupe-t-il face à un monde qui nous préexiste et qui nous survivra?

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Si ces deux élans puisent leurs fondements dans des considérations philosophiques, toutefois, nul besoin d’être philosophe pour s’interroger sur soi et sur son rapport au monde. Bien au contraire, ces questions sont si essentielles qu’il appartient à chacun de se les approprier, dès lors que nous sommes tous des « êtres » éprouvant le monde. Chacun en effet perçoit à sa façon la réalité de son existence, tout comme il expérimente le temps, dans sa chair ou dans son rapport aux autres. Et, dans cette optique, parce que la perception, la sensation et l’expérience sont peut-être les maîtres- mots de notre « être au monde », peut-être revient-il d’autant plus aux artistes de figurer cette tension entre une essence propre à l’homme et ce qui l’environne.

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L’exposition « Être(s) au monde » questionne donc l’homme pour ce qu’il a de fondamental. Elle vise à mettre en évidence d’un point de vue plastique des réalités existentielles, des réalités vitales qui prennent l’allure d’une quête picturale ou formelle. En effet, qu’ils soient peintres, sculpteurs ou photographes, chacun des artistes présentés convoque ici peut-être plus qu’ailleurs, un temps bicéphale, celui de la recherche. Ce temps est celui du doute, de l’égarement et de l’incertitude propre à des méditations intimes, mais aussi celui de l’accomplissement, de l’étonnement et de la découverte. C’est précisément cette articulation entre un monde que l’on regarde depuis l’intérieur, et un monde partagé par d’autres qui décrit le fait d’être au monde.

 Julien Verhaeghe

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